Motte castrale

Aux alentours de l’an mil entre Loire et Rhin, préalablement puis parallèlement à l’édification de châteaux de pierre, la petite noblesse réorganise les territoires en érigeant pour des raisons résidentielles, défensives et symboliques, des tours fortifiées en bois, élevées sur des tertres circulaires artificiels, plus rarement sur des buttes naturelles, à l’abri desquelles se protègent de petites communautés. La tour maîtresse surplombe son paysage. De forme carrée, elle ne comportait vraisemblablement pas plus d’une pièce par niveau, sur deux étages. Depuis l’enclos au sol, constitué de talus, fossés et palissades, on y monte par une rampe défendue de barbacanes. On peut voir leurs reconstitutions par l’archéologie expérimentale en Hollande ( Terra Maris Museum ), en Allemagne (Motte de Rittersdorf, Kanzach ) ou en France ( Tour Roland, Lassigny). L’édification de châteaux forts en pierre finira par supplanter définitivement les mottes castrales à la fin du XIIe siècle.

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