Temps

À cette époque, le besoin d’uniformité et de précision dans la mesure du temps ne sont pas les nôtres. La durée se mesure de l’aube au crépuscule, jour et nuit étant chacun divisés en huit périodes, variables selon les saisons et les latitudes. Toutes les trois heures à peu près, les carillons ou les cloches des offices liturgiques scandent les divisions principales :

prime (premières heures du jour),
tierce (à partir de la troisième),
sexte (à partir de la sixième soit vers midi),
none (à partir de la neuvième),
vêpres (douzième heure du jour)
complies (six premières heures de la nuit),
matines (à partir de la neuvième soit vers minuit),
laudes (douzième)

La mesure du temps se faisait grâce aux cadrans solaires ou par quadrant portatif, quand le soleil brille. Mais pour avoir une mesure permanente en intérieur ou la nuit, on comptait en nombre de chandelles brûlées. Fabriquées en mèche de chanvre et suif de mouton, elles étaient d’une taille calibrée pour trois à quatre heures.

Pour rendre compte de la datation courante, un comput très soigné de cette époque se devait de mentionner dans l’ordre l’année à partir de l’Incarnation du Christ, celle du règne du souverain, de l’archidiocèse concerné, de l’indiction et de l’épacte. L’indiction est basée sur la période fiscale chronologique de quinze ans. L’épacte désigne l’âge en jours de la lune, la nouvelle lune étant notée zéro.
Si ce n’est sous la plume de lettrés, le comput des gens ordinaires ne fait mention que du nombre d’années et de jours du règne du souverain en exercice.

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